Les mines

Le sous-sol est la première richesse du Pérou. En 2015, le pays est le deuxième producteur mondial d’argent, le troisième de zinc et de cuivre, et le sixième d’or. Il exploite aussi du gaz et du pétrole, notamment dans le bassin amazonien. L’économie dépend fortement de ces matières premières, qui représentent 60 % des exportations.

La production d’or a été multipliée par huit depuis 1992. Les chercheurs d’or brûlent la forêt et érodent le sol, parfois sur quinze mètres de profondeur. Ils polluent les rivières avec le mercure qui sert à amalgamer l’or.

La pêche

Le courant froid qui longe la côte rend les eaux du Pacifique très poissonneuses, comme l’explique la page géographie, climat et ressources du Pérou. Le pays développe sa pêche industrielle à partir des années 1950. Depuis les années 1960, il fait partie des plus grands producteurs mondiaux. La principale prise est l’anchoveta, un anchois transformé en farine de poisson. Le Pérou en est le premier producteur au monde. Cette activité a fait grandir le port de Chimbote. Une grande partie des autres poissons se vend fraîche ou en conserve dans le pays, surtout sur la côte.

L’agriculture

La variété des climats et l’irrigation des terres désertiques de la côte permettent des cultures très diverses. Les terres de la côte produisent surtout pour l’exportation. Les produits consommés dans le pays viennent plutôt de la montagne et de la forêt. La plupart des exploitations sont petites et vouées à des cultures de subsistance.

En 2018, le Pérou figure parmi les cinq premiers producteurs mondiaux d’avocats, de myrtilles, d’artichauts et d’asperges, et parmi les dix premiers pour le café et le cacao. Il a récolté la même année 5,1 millions de tonnes de pommes de terre.

L’énergie et l’industrie

En 2011, plus de 80 % de l’électricité du pays est d’origine hydroélectrique. Le reste vient de combustibles fossiles. Le Pérou est en cours d’industrialisation. Les grandes usines se trouvent autour des villes de la côte. Elles travaillent l’acier, le pétrole, la chimie, les minerais et la farine de poisson.

Le tourisme

Le tourisme se développe depuis les années 1990, avec la stabilisation de l’économie et la construction d’infrastructures. Il est la troisième industrie du pays, après la pêche et les mines. Les visiteurs viennent pour les monuments archéologiques, l’Amazonie, les villes coloniales, la gastronomie et le tourisme d’aventure. Les plus nombreux arrivent des États-Unis, du Chili et d’Argentine. La France figure parmi les dix premiers pays d’origine. La page patrimoine culturel du Pérou présente les principaux sites.

Une économie en grande partie informelle

La pauvreté a reculé : elle touchait 54,8 % de la population en 2001 et 31,3 % en 2010. Elle frappe surtout les zones rurales. Les services se concentrent à Lima : banque, commerce, administration, enseignement, télécommunications. Une grande partie de cette économie reste informelle. En 2019, les travailleurs informels représentent 70 % du marché du travail. Leur activité échappe au contrôle et au fisc de l’État.

C’est la situation de nombreux parents de Collique, au nord de Lima. Les mères y sont souvent commerçantes ambulantes ou employées de maison dans les quartiers résidentiels. Pendant qu’elles travaillent, les casitas accueillent leurs jeunes enfants. Le parrainage d’un repas quotidien donne à un enfant un repas chaud complet du lundi au samedi.

Sources

Cette page s’appuie sur les articles Économie du Pérou et Tourisme au Pérou de Wikipédia en français. Le texte a été abrégé et réécrit. Texte sous licence CC BY-SA 4.0.