Une école obligatoire et gratuite

Le ministère de l’Éducation définit et contrôle la politique scolaire du pays. Selon la Constitution, l’enseignement initial, primaire et secondaire est obligatoire, et il est gratuit dans les établissements publics. Les universités publiques sont gratuites pour les étudiants qui ne peuvent pas payer et dont les résultats sont satisfaisants. L’année scolaire commence début mars et se termine en novembre ou en décembre. L’enseignement se fait en espagnol. Quelques écoles primaires des régions enseignent en quechua ou en aymara, et l’espagnol y devient la seconde langue. La page démographie et langues du Pérou situe ces langues.

La scolarité compte quatre niveaux :

  • l’éducation initiale (educación inicial), pour les enfants de 3 à 5 ans ;
  • l’école primaire (educación primaria), qui dure six ans à partir de 6 ans ;
  • l’école secondaire (educación secundaria), qui dure cinq ans, avec un premier cycle général de deux ans et un second cycle de trois ans, scientifique, humaniste ou technique ;
  • l’enseignement supérieur.

Les notes vont de 0 à 20. Il faut au moins 11 pour réussir. À Collique, les maîtresses des casitas, les classes maternelles soutenues par l’association, préparent les enfants de 2 à 5 ans à l’entrée en primaire.

Ce qui freine la scolarité

En 2018, 94,4 % des Péruviens de plus de 15 ans savent lire et écrire : 97,1 % des hommes et 91,7 % des femmes. L’écart entre la ville et la campagne reste fort. Dans les campagnes, l’école est souvent à plusieurs heures de marche. Les enfants participent aux travaux de la famille, comme garder les bêtes ou couper du bois. Un seul professeur y enseigne souvent à tous les niveaux.

La gratuité a aussi ses limites. L’inscription est gratuite. Beaucoup d’établissements, même publics, exigent pourtant des livres neufs et un uniforme. Des familles renoncent à l’école faute de moyens. À Collique, l’association participe chaque année à l’achat des fournitures scolaires des casitas.

La malnutrition pèse sur les apprentissages, surtout dans les zones rurales. Pour certains enfants de Collique, le repas pris au Comedor est le seul de la journée. C’est l’objet du parrainage d’un repas quotidien.

Les filles sont les plus touchées. Quand une famille ne peut pas envoyer tous ses enfants à l’école, les garçons passent souvent en premier. Les grossesses adolescentes poussent aussi des jeunes filles de 14 à 17 ans à quitter le secondaire.

L’État consacre peu de moyens à l’école : 3,85 % du PIB en 2019. Pendant la pandémie de Covid-19, le programme « Aprendo en casa » a diffusé les cours par la télévision, la radio et internet pour éviter la perte de l’année scolaire.

À Collique, l’association accompagne les jeunes après le collège. Le parrainage études les aide depuis 2018 à aller vers un diplôme et un emploi.

Deux femmes vues de dos, châles tissés colorés sur les épaules, dans un champ face à des sommets enneigés

Le système de santé

Le système de santé péruvien comprend un secteur public et un secteur privé. Les hôpitaux et les centres de santé publics dépendent du ministère de la Santé et de la Sécurité sociale. Se soigner coûte cher à qui n’a pas d’assurance.

Deux assurances publiques existent. Le Seguro Integral de Salud (SIS) protège les personnes à faible revenu qui n’ont pas d’autre assurance. Il donne accès aux soins de base sur présentation de la carte d’identité. EsSalud couvre les personnes qui ont un contrat de travail, grâce aux cotisations des employeurs. Le travail sans contrat, très répandu, en limite la portée.

L’espérance de vie à la naissance atteint 74,2 ans en 2018. Les soins de qualité se trouvent surtout dans les grandes villes, et leur coût reste trop élevé pour les bas salaires. À la campagne, la langue ajoute un obstacle : beaucoup de malades ne parlent que le quechua.

L’eau potable et la prévention

Dans les régions isolées des Andes, beaucoup de communautés n’ont ni eau potable ni assainissement. Le même manque touche les bidonvilles des grandes villes comme Lima. Sur l’île d’Amantani, le dispensaire travaille sans eau courante. L’association a amené l’eau potable au collège en 2019 et prépare le raccordement du dispensaire : voir la page Amantani, lac Titicaca. À Collique, des bénévoles animent des ateliers de prévention sur l’hygiène, les drogues et l’alcool, présentés dans la page Collique, Lima.

Sources

La partie sur l’école s’appuie sur l’article Education in Peru de Wikipédia en anglais, et l’espérance de vie vient de l’article Démographie du Pérou de Wikipédia en français. Les freins à la scolarité et la partie sur la santé reprennent l’ancienne page du site, tenue par l’association. Le texte a été abrégé et réécrit. Texte sous licence CC BY-SA 4.0.